3ème pour Rebecca Beti au Youth European Championships Festival à Kitzbühel (photo ci-dessus)!

« La semaine dernière j’ai participé au Youth European Championships Festival à Kitzbühel en Autriche. C’est l’équivalent des Championnats Européens pour les 2002-2004. Pendant la semaine, il y avait trois compétitions : la demi-finale, la finale et le relais. Le jeudi c’était les demi-finales et il fallait être dans les neuf premières pour être qualifiée en finale A. La distance en natation était de 500m, en vélo de 12 km et à pied de 3,3 km. Je n’ai pas très bien nagé ce qui m’a fait prendre le deuxième groupe à vélo. Dans le premier, il y avait environ 6 filles, donc 6 places étaient prises. Le vélo a été très dur car personne ne voulait travailler et le premier groupe nous distançait de plus en plus. Dans mon groupe nous étions 5 filles, je devais donc bien courir pour m’assurer une place en finale A. Je suis partie 7e après la transition mais à environ 500m de l’arrivée j’ai eu un gros point et je n’arrivais plus à respirer correctement ce qui m’a fait ralentir énormément. Deux filles m’ont rattrapée juste avant l’arrivée mais heureusement que la 10e était loin… Je me suis alors de justesse qualifiée pour la finale A.

Le samedi c’était le jour de la finale et les distances étaient plus courtes : 250m en natation, 6km en vélo et 2km à pied. J’ai nagé à peu près comme pour la demi-finale mais comme c’était plus court, j’ai perdu un peu moins de temps par rapport aux premières. De plus, avec une bonne transition, j’ai réussi à prendre le premier groupe à vélo. Je n’ai donc pas eu trop d’efforts à faire cette fois-ci ! Pour la course à pied, on est parties plus au moins toutes en même temps, mais les deux premières ont rapidement distancé le reste du groupe. Puis, une anglaise et moi avons aussi distancé le reste du groupe. Nous avons fait presque toute la course à pied ensemble mais au retour du deuxième tour, j’ai accéléré et réussi à la distancer petit à petit, ce qui m’a valu la troisième place !

Enfin, le dimanche a eu lieu le mixed team relay. L’équipe suisse était composée de Letitia Martinelli, Nico Hegmann, Luca Luberti et moi. Nous avons tous fait une bonne course et nous sommes arrivés 9! Je suis très heureuse de mes résultats durant cette semaine et j’espère continuer ainsi pour la suite de la saison. Mes principaux objectifs pour la suite sont les championnats du monde qui auront lieu à Lausanne. La qualification sera dans deux semaines à Sempach. Merci à tous pour vos encouragements ! » Rebecca Beti.

Félicitations !

Distance Olympique pour Paul à Deauville

 « Parti pour un week-end entre amis qui voulaient eux s’initier au triathlon (inscription faite il y a plus de 6 mois), cette course tombait plutôt bien dans l’agenda. Après avoir littéralement traversé la France avec le vélo démonté dans sa housse, j’avais déjà fait une bonne partie de l’effort du week-end.

A ma grande surprise, le départ était programmé le dimanche à 14h30 et, avec la température annoncée en ce début de canicule, je savais déjà que la course à pied serait difficile à boucler…

A 14h15, accompagné par les 1649 autres participants, nous prenons place sur la plage de sable fin avant de partir pour 2 boucles de 750m. La nat’ étant clairement mon point fort, je me glisse discrètement sur la 1e ligne de départ. Je sens que les premiers partent très fort et je décide de les laisser “prendre le large“ en pensant qu’ils ne tiendront pas la distance… Je sors plus ou moins dans les 20 au 1er tour avant de replonger pour la 2e boucle. Je commence à remonter pas mal de gens et à prendre confiance. Finalement, je sors 6e de l’eau.

Le temps de courir jusqu’à l’entrée du parc, je me fais dépasser par trois mecs jouant clairement la gagne… Une fois en selle et ce avec l’expérience de plusieurs triathlon, je ne suis plus surpris de me faire “doubler“ (pour rester poli) par des avions de chasse. L’ambiance était extraordinaire, la grosse étape de montée ressemblait à une arrivée au sommet du Grand Colombier sur le TDF, des gens partout à crier ton prénom (écrit sur ton dossard évidemment), le speaker qui hurle et fait monter l’adrénaline. Bref, un superbe parcours vélo avec des paysages incroyables. Retour au parc, pour enfiler les baskets et partir pour la course-à-pied avec deux passages sur les mythiques planches de Deauville. Les six premiers kilomètres se passent plutôt très bien et à partir du 7e, la chaleur a commencé à être très dure à supporter, les ravitaillements me semblaient tout à coup trop peu nombreux et j’avais presque envie de boire l’eau des éponges distribuées pour se rafraichir…

Un peu moins de 2h30 après le départ, je franchis la ligne d’arrivée à la 45e place après un sprint de 100m (ressenti 250m) pour ne pas me faire dépasser par un local de l’étape… !

Je suis très content de ce résultat et je tiens à saluer la superbe ambiance et organisation de cette course. » Paul

Patrick Detzel à l’Ironman Cork

« Dimanche 23 juin. La prévision météo était depuis quelques jours mauvaise et s’empirait à l’approche de l’événement. Nous sommes informés le samedi que la nage sera raccourcie (les pros seront informés que la nage sera probablement annulée…) Dimanche matin, il tombe des cordes sur la zone de transition avec un vent de 30kmh ! La mer déchaînée et annoncée à 11.5d. Le départ devait être à 6:35. À 7:00, nous sommes informés que la nage est annulée et que le départ se fera en Time trial. Faire sortir 2350 participants mettra 2:30. Je pars plus de 2:15 après les pros. En voyant Alistair partir avec une grosse veste, je me décide de partir avec mon coupe-vent. Ce n’est pas aéro mais avec ma roue pleine et ma zipp808 je risque de ne pas être beaucoup dans les prolongateurs (j’avais déjà les gants néoprène dans le sac). Le vélo sera tout simplement épique ! Des rues sous l’eau, dès crevaisons à la pelle, des athlètes s’abritant chez les habitants le long du parcours, d’autres tellement transis qu’ils roulaient comme des robots. De la folie ! Au lieu de faire le parcours en 5:20 comme je l’avais espéré, je me retrouve au-delà des 6h. Je n’aurais jamais fait un vélo si lent dans ma vie. Mais j’ai grillé énormément d’allumettes tant en TSS qu’en calories transi par le froid et la pluie. Je commence le marathon totalement cuit. Plan B déjà pratiqué au Pays de Galles : banane et coca et tenter de rester en dessous des 6:00 au km. Ça marche, suite à un deuxième gros arrêt technique dixy. Au 5km, je sens que je reprends de l’énergie. Le reste sera une longue course lente avec une pulsation à 133, mais en souriant à tout ce superbe public irlandais tellement bruyant et sympathique, malgré une pluie continue. La voix d’Ironman me fait une grand clin d’œil puisqu’après m’avoir annoncé en tant que suisse, je l’entends se corriger pour dire « pardon, de Genève! » Bref, pour les dures à cuire qui aiment l’IM de Wales, je recommande l’IM Cork : c’est encore plus dur, mais je ne suis pas sûr d’y représenter les couleurs du club ces prochaines années 😉 »

Bravo à tous nos membres ayant participé à des courses!